Sarah
Halloween (Sarah) posté le mercredi 07 novembre 2007 10:25
la Chine moderne (Sarah) posté le dimanche 04 novembre 2007 10:45
Le temps passe à une vitesse folle. Je n’aurais certainement pas le temps de me retourner que je serais déjà dans l’avion qui me ramènera vers la France… alors pas de temps à perdre. Chaque jour amène son lot de découvertes, et me permet de mieux comprendre comment fonctionne ce monde si différent du nôtre. Ici, l’occidentalisation marche à plein régime. C’est effrayant de voir progresser en temps réel et de ses propres yeux une nouvelle forme de colonisation. La publicité a débarqué sur les petits écrans. Dans la rue, les murs sont couverts d’affiches vantant les mérites du nouveau shampoing Sharwzkoff ou d’une quelconque autre marque. Des hauts parleurs devant chaque boutique invitent à venir y consommer toutes ses économies. Et puis, tout semble fait pour que les chinois ne pensent pas, ne réfléchissent pas.
J’ai parlé de ça avec un ami chinois, et d’après lui, c’est dans la culture chinoise de ne se soucier que de soi, et ne pas regarder ce que son voisin fait, ne fait pas, a de plus que soi ou pas. Peut-être n’est-ce qu’une question de survie, mais il n’empêche qu’il est aussi bon de réfléchir sur la voie que prennent les choses. Sauf, que c’est plus facile quand on est stimulé par son environnement. Or ici, tout est fait pour garder le Chinois dans la chaîne de la consommation, surtout ne pas trop stimuler son esprit… un pantin est plus rentable qu’un gréviste…. Bien sûr, il y a des exceptions, nombreuses. Il y a des Chinois très lucides sur ce qui se passe en Chine, ceux qui vont chercher les informations, qui lisent autre chose que les journaux gouvernementaux…
Evidemment, la Chine doit se moderniser, mais c’est dommage qu’elle le fasse à la mode occidentale. Elle pourrait au contraire tirer des leçons de nos erreurs et prendre son retard comme un chance de ne pas refaire les mêmes : mais non, le lobbying des grandes marques est là, la pollution est partout, il y a des jours où l’air est irrespirable. Les vélos sont remplacés petit à petit par des mobylettes, la nouvelle classe riche chinoise veut le nouveau 4/4 à la mode…
Un peu d’optimisme quand même. Ils n’ont pas tous oublié leur culture, et il suffit parfois de sortir des grandes avenues pour retrouver l’essence de la Chine. Derrière notre faculté, il y a un quartier populaire, où les gamins jouent dans la rue, les travailleurs mangent une soupe aux nouilles bien épicée, bien chinoise, pour un poignée de pain. Les vieux se racontent leur jeunesse autour d’une partie de mah-jong….
Au bout du chemin, il ne risque d’y avoir qu’un seul peuple, qu’une seule culture, qu’une seule langue, qu’un seul homme…quel dommage ! alors croisons les doigts pour que ces chinois, ces indiens, ces nations en plein développement se réveillent assez tôt du sommeil dans lequel on essaye de les plonger. Et faisons tout ce qui est possible de notre côté pour sauvegarder nos particularités.
Cap ou Pas Cap (Sarah) posté le mardi 23 octobre 2007 12:34
En lisant cet article, chers lecteurs, vous allez certainement vous dire « elles n’ont vraiment que ça à faire !! » ou encore « comment peuvent-elles s’ennuyer à ce point » MAIS ne vous y trompez pas : notre quotidien est riche en aventures. Nous ne faisons que le ‘pimenter’ un peu plus.
Alors voilà, avec Camille, on joue à un jeu dont le but principal est de se rendre ridicule (et par là même se griller tous nos futurs rendez-vous avec une gente masculine encore assez discrète … à notre grand damne ! non, je plaisante … pour le ‘grand damne’ ). Les règles sont simples : l’une de nous deux lance un défi à l’autre, qui doit le relever pour pouvoir récupérer la boîte magique (en fait, un pot de Nutella (ave oh grand Nutella) qu’on s’est fait un plaisir de customiser). Et les jours passent … et Camille me lance mon premier défi : aller de ma chambre à sa chambre en culotte …. En passant donc dans le couloir qui est emprunté régulièrement par une vingtaine de personnes … les doigts dans le nez ! heureusement, pas de précision d’heure, ni de façon de faire. J’ai donc pris mes jambes à mon coup et en petite culotte Petit Bateau, j’ai couru !! ben oui, à quoi ça sert d’avoir des vêtements si on peut rien y faire dedans ?! A moi la boîte ! … et à moi la vengeance !!
Moi « Camille j’ai ton cap ou pas cap », Camille « c’est pas trop la honte ? », Sarah « non », Camille « c’est vrai ? », Sarah « non , ahahah !!! alors, lundi matin, de 7h45 à 7h50, tu dois parler aux poissons rouges qui se trouvent dans le hall de notre bâtiment ! hahaha !! » Eh ben, elle a pas fait sa maligne devant le bac à poisson, tandis que toutes les âmes alentour qui passaient à côté et se disaient « elles sont vraiment timbrées ces françaises » … enfin, à elle la boîte…
Mais j’aurais du prévoir que la suite ne serait que plus terrible : elle m’a fait porter un T-shirt customisé toute une matinée … de cours … et je vous le donne en plein dans le mille, dans mon dos, il y avait marqué « I ♥ Kazakhstan », en grooooos.
J’ai récupéré la boîte, mais aussi une queue de kazakhs devant la porte (Marj The Barj dirait qu’il y a un mauvais jeu de mots … je vois pas ;). Sympas.
Camille, tu vas pas t’en sortir comme ça !Nos repas : notre vie OU Notre vie : nos repas (Sarah) posté le mercredi 03 octobre 2007 14:17
Eh ben oui, trois fois par jour, 7j/7, ça en occupe du temps. Sans compter les moments qu’on passe à décider où on va manger, qu’est ce qu’on va manger, ceux que l’on passe à discuter des conséquences de ce qu’on a mangé (je vous épargnerez les détails … Camille et Marjorie dirait « God bless my bide … »). Alors il nous semblait indispensable de vous faire un petit topo de nos repas quotidiens. Evidemment, il y a ces petits bouts blancs, en général plutôt gluants… ah oui, on appelle ça le riz. Et puis, il y a les Baozi, genre de petits pains à la vapeur fourrés aux légumes ou à la viande, dont Marjorie raffole… et le terme est faible… avec une spéciale dédicace à notre vendeuse préférée (au fond de la ruelle à gauche, 4 baba pour 1 yuan… oui oui, on croyait aussi qu’il y avait entourloupe mais non, et on a même pas été malade ;-).
En général, la commande est assez laborieuse…. Euh ‘du riz dessous et de l’œuf dessus s’il vous plait’ … et finalement tu te retrouves avec un plat de viande sur la table …. Bon ben, le riz et l’œuf se sera pour la prochaine fois. Après quelques ratés du genre, on a finalement adopté le gestuel : le but c’est de trouver dans le resto quelqu’un qui mange le plat qu’on voudrait et le montrer du doigt. Enfin, même comme ça, Toujours être vigilant, parce que dès fois, les serveuses ne regardent pas le même plat … mystère.
Le problème, c’est surtout les épices … ça ne pardonne pas au niveau des intestins… mais là pas de souci, on maîtrise toutes le « bu la de!! » (comprendre « qui arrache pas la gueule ») et on l’emploie à tout va !! et puis, on fait chauffer nos pharmacies.
…. Enfin, que nos mères soient rassurées, c’est plus souvent du bonheur que des mauvaises surprises, on est loin de mourir de faim, et c’est quand même assez …. Euhhhh… nourrissant comme nourriture !!
Un petit bout de Chine (Sarah) posté le mercredi 03 octobre 2007 14:12
Il est 7h du matin. La voiture à ordures passe dans la rue sous nos fenêtres, claironnant l’air anglais de Merry Christmas.
En se promenant dans le quartier touristiques de Xi’An, où tous les bâtiments ont été reconstruits dans le style architectural de la dynastie Tang, on croise un moine taoïste pianotant sur son téléphone portable.
Les petites ruelles derrières notre université sont plongées dans l’obscurité quand la nuit tombe, tandis que sur la grande avenue qui mène au centre ville, les immenses néons électriques des boutiques et des KTV prolongent le jour artificiellement pour plusieurs heures.
La Chine, c’est cette ambivalence ; une modernisation fulgurante, qui oublie quelques chinois sur le bord de la route. Au premier abord, on se demande même si on est pas dans une sorte d’EU bis …. Et puis, un repas pris dans un petit resto de quartier te rappelle que tu es bien en Chine, et que les chinois ne s’oublient pas : ici, on vient manger en famille, il y a les trois générations, le couple à la quarantaine, leur fille ou fils unique et puis la grand-mère ou le grand-père… parfois même les deux. A deux pas de là, un boutique propose de grandes peintures chinoises traditionnelles. Le peintre est à son atelier, un enfant de deux ou trois ans, sûrement son petit fils, s’amuse seul devant la porte avec un bout de bois, les fesses à l’air…
Enfin, tous jours on redécouvre ces deux facettes de la Chine : la moderne et l’ancienne, la riche et la pauvre, la superficielle et la profonde, la drôle et la triste….. évidemment avec nos yeux à nous, ceux de jeunes occidentales encore bien innocentes …
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